Placement

Comment choisir mon assurance vie ?

L’assurance vie, le placement préféré des Français !

Mais derrière ce nom quelle est la réalité du contrat que vous avez ou que vous désirez souscrire auprès de vos intermédiaires ? Que ce soit bancaire où d’assurance, il faut se poser les bonnes questions.

L’objectif de cet article est de vous donner les clés qui vous permettront de mieux choisir votre placement préféré en terme simple.

Quels sont les avantages que l’on vous met toujours en avant ?

Le point Juridique :

L’assurance vie est un contrat par lequel l’assureur s’engage, en contrepartie de la perception de primes, à verser une rente ou un capital à une ou des personnes déterminées.

Le point financier :

Il s’agit un contrat d’épargne à moyen et long terme, ou les sommes versées sont investies sur différents types de support (fonds euro, obligations, actions, fonds structuré et immobilier).

Le point fiscal des revenus du capital (retrait d’argent sur le contrat)

Les dates à retenir sont : la date de souscription de votre contrat et la date des versements

Il génère :

  • Une fiscalité différente : nous allons de l’exonération à l’impôt sur le revenu
  • Du Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL) au Prélèvement Forfaire Unique (PFU)
  • Avec ou sans abattement
  • Mais toujours avec des Prélèvement sociaux

Le point de la fiscalité successorale

Là encore la date de souscription et la date du versement ont un impact :

  • Sur la somme versée avant vos 70 ans (Art 990I du CGI) ou après vos 70 ans (Art 757B CGI).
  • Avec le capital de 152 500 € par bénéficiaire en exonération de droit ou 30 500€ pour tous

Vous trouverez deux tableaux de synthèse en fin d’article.

Les avantages de l’assurance vie mise en avant

Bien sûr les deux derniers points sur la fiscalité sont en priorité ce qui vous est mis en avant : la fiscalité des rachats sur le contrat et l’exonération dans les droits de succession.

  •  Faut-il générer des intérêts ?
  • Faut-il que le bénéficiaire soit imposé sur les droits de succession ?

Nous verrons donc en fin d’article quelques points de divergence. Mais avant cela, quels sont les points de contrôle qu’il faut obligatoirement avoir, avant de souscrire un contrat d’assurance vie.

Quels sont les points de contrôle avant de souscrire un contrat d'assurance-vie ?

Il faut bien lire la notice du contrat.

Il s’agit tout simplement de l’ensemble des règles que l’assureur met en place dans votre contrat assurance vie avec ses obligations à lui et les charges qui vous incombent.

Un des points à vérifier est le coût des garanties de prévoyance pouvant être intégrées dans le contrat.

  1. Premièrement, les contrats combinés / mixtes

    Il s’agit souvent de contrats sur lesquels vous faites de petits versements réguliers mais sur lesquels vous avez, en plus des frais d’entrée, une cotisation de prévoyance.

    Cela signifie que si vous décédez, vous avez un capital supérieur au montant des versements que vous avez effectué.

    Par exemple, si je verse 100€ par mois et je décède, mon conjoint touche immédiatement 30 000€.

    Sur ce type de contrat assurance vie, en plus des frais d’entrée, vous allez vous retrouver avec une prime d’assurance qui selon votre âge peut-être de 10 à 20% du versement Mensuel.

    Si on a besoin de protéger sa famille il faut d’abord regarder du côté de son activité professionnelle.

    Vous pouvez lire l’article la protection du foyer

    Les garanties prennent en charge les cotisations du contrat. On peut les retrouver sur presque tous les contrats.

  2. Ensuite, les options « obligatoire » ou facultative

    Dans chaque contrat vous retrouverez des options « obligatoire » ou facultative. Le coût de ces garanties va être soit sur la cotisation soit sur le capital géré.

    • L’exonération des cotisations :

    Elle vous permet de ne pas être soumis à cette cotisation en cas d’arrêt de travail, avec un délai de prise en charge en moyenne de 90 jours. Le coût sur la cotisation est de l’ordre de 3% sur chaque versement en plus des frais d’entrée.

    Les 2 options suivantes sont basées sur le décès de l’assuré.

    • La garantie plancher décès : elle garantit le capital versé si le contrat était en perte au vu des investissements effectués. Pour illustrer, si vous avez versé 100 000 sur le contrat, au jour de votre décès le contrat à une valeur de 80 000 €. L’assureur reverse alors 100 000€.
    • La garantie de bonne fin : c’est la garantie qui en cas de décès de l’assuré fait que l’assureur prend en charge le versement des cotisations normalement effectuées par l’assuré.

    On retrouve le coût de ces garanties dans la notice dans les paragraphes qui leur sont attribués mais pour certaines compagnies d’assurance le coût de ses garanties réside dans des formules mathématiques en toute fin le document.

    La question à se poser, c’est pourquoi mettre une formule mathématique incompréhensible, au lieu d’un tableau avec des taux beaucoup plus simples à analyser.

  3. Et en dernier, quels sont les autres frais et charges ?

    Dans la notice de votre contrat, vous avez une page décrivant l’ensemble des autres frais liés au contrat sa lecture peut être instructive et génératrice de questions a votre conseiller.

    La notice de votre contrat est un passage obligatoire, il faut s’arrêter. Si ce n’est pas vous qui le faites, votre conseiller doit pouvoir vous en faire une présentation précise.

    On pourrait aussi détailler le mode de calcul des frais de gestion ou le coût des arbitrages, etc.

    Un contrat d’assurance vie est un placement sur lequel le triptyque, assuré, courtiers et compagnies d’assurances doivent tous être gagnants. Malheureusement ce sont souvent que les deux derniers qui gagnent.

Quel investisseur êtes-vous ?

Dans la découverte de vos projets/besoins votre conseiller doit vous réaliser « un profil d’investisseur ».

Cela consiste à répondre à un questionnaire : de connaissances financières, de votre rapport au risque sur un placement. Ce niveau de risque s’apprécie au vu de l’intégralité de votre patrimoine.

On trouve 5 grandes classifications : prudent, défensif, équilibré, dynamique et offensif.

Les autorités ont aussi mis en place une échelle de risque qui indique la volatilité de votre contrat. La volatilité définit la mesure du risque selon les variations du cours d’un actif.

Grâce à ce tableau vous pouvez facilement trouver votre numéro de SRRI :

Maintenant que vous connaissez votre profil d’investisseur et le numéro SRRI que vous acceptez. Vous pouvez vous demander sur quoi placer dans votre contrat ou plutôt quel contrat choisir ?

Pour analyser les contrats d’assurance-vie nous travaillons avec la société QUANTALYS.

Cette société à en référencement de 812 contrats de plus de 600 en cours de commercialisation si nous comparons l’ensemble de ces contrats.

Quels sont les supports financiers que mon contrat me propose ?

Les contrats d’assurance vie modernes sont des contrats dits multisupports. Ce qui signifie qu’ils ont investi sur du fond général : des obligations, des actions, des fonds structurés ou de l’immobilier.

Chacune de ces classes d’actifs peut être déclinée de façon géographique, thématique, et offre un choix d’investissement important pour le souscripteur.

L’actif général, fonds euro.

Selon la Fédération Française des Assurances (FFA), le rendement moyen en 2020 d’un fond euro a été de 1.30%, soit une baisse de 0.16% par rapport à l’année précédente. Auquel il faut retrancher les 17.20% de prélèvements sociaux.

L’érosion du rendement du fonds euro donne la sensation d’être inexorable.

Mais quels sont les rendements des grandes classes d'actifs ?

Certes les performances passées ne préjugent pas les performances futures mais peuvent servir d’indicateur.

Les obligations une performance cumulée sur 3 ans :

  • Obligations Euro diversifiées 74 %
  • Obligations Euro Haut Rendement 71 %
  • Obligations Monde diversifiées 62 %

Les actions une performance cumulée sur 3 ans :

  • Actions France 42 %
  • Actions Zone Euro 23 %
  • Actions Etats-Unis 32 %
  • Actions Asie Pacifique hors Japon 44 %
  • Actions Pays Émergents Monde 05 %
  • Actions Monde 83 %

* Source Quantalys mai 2021

Un large choix de fonds s’offre à vous quand vous souscrivez un contrat de capitalisation.

L’étendue de la gamme prévue dans votre contrat doit pouvoir vous permettre d’aller rechercher le niveau de risque des rendements le plus adapté pour vous.

Il existe des contrats allant de 2 fonds à plus de 2000 fonds.

Afin de mieux vous y retrouver, votre conseiller pourra vous remettre les DICI* des fonds qu’il vous recommande. Il s’agit d’un document d’information reprenant l’ensemble des informations comprenant le coût, les frais, les rentabiliser, etc.

Il est possible d’accéder à un certain nombre d’informations par des sites internet, comme :

  • Morningstar
  • Quantalys

Ces derniers vous permettent d’avoir des informations complémentaires. Ils vous donnent une meilleure idée de la qualité du fond dans lequel vous investissez et une comparaison par rapport à la même classe d’actifs.

*DICI=document d’information clé pour l’investisseur

Prenons un exemple sur les fonds actions France :

Quantalys référence 246 fonds dans cette classe d’actifs.

La performance annualisée des OPCVM actions française sur 3 ans.

  • On va d’une perte de 20,81% à un gain de 33,08%
  • La volatilité sur la même période étant respectivement de 23.08 et de 20.70.
    Avec un niveau de risque proche, le différentiel de performance est de plus de 50 % sur une même classe d’actifs.

Cet exemple peut être reproduit dans beaucoup de classes d’actifs qu’elle soit obligataire, action, fonds structuré ou monétaire. Il a pour but de vous montrer que les fonds de votre banque ou la compagnie d’assurance ne sont pas obligatoirement les meilleurs de leur classe d’actif. Il faut vérifier si les unîtes de comptes qui vous sont proposés ont une gestion attractive ou non !

Le contrat d’assurance, vous proposer plusieurs modes de gestion qui vous permet de déléguer la gestion des professionnels.

Attention, il faut contrôler plusieurs points.

*source Quantalys mai 2021

Le mode de gestion d’un contrat d’assurance vie :

  • La gestion déléguée (ou pilotée) : je confie la gestion de mes actifs à une tierce personne, souvent une société de gestion.
  • La gestion profilée : des fonds sont créés pour reproduire votre profil d’investisseur, Prudent, Equilibre, Dynamique. Ils sont créés par l’addition de plusieurs fonds.
  • La gestion « à horizon » : j’ai une stratégie d’épargne sur le long terme. Sur lequel le gestionnaire s’engage sur une durée plus ou moins longue.
  • La gestion sous mandat : je confie la gestion de mon patrimoine et de mes investissements à une personne tierce : une société/personne spécialisée.

Ces modes de gestions génèrent des frais plus importants soit sur le contrat, soit sur les fonds. Avant de prendre ce mode de gestion, il faut s’assurer qu’ils vous donneront une performance nette égale à vos attentes.

Sinon, il vous reste la gestion libre : je gère moi-même avec l’aide de mon conseiller, mon capital et mes investissements.

L’assurance vie est un excellent outil pour aller chercher de la performance et de la sécurité mais elle demande un minimum d’attention et de suivi tout au long de votre vie.

  • Fiscalité des rachats sur le contrat d’assurance.

Le mode de calcul de la base taxable sur vos contrats d’assurance vie est inscrit dans Le code général des assurances.
Il s’agit de formule mathématique qui s’applique à tous les contrats d’assurance en vigueur en France à ce jour.
Une fois la base taxable déterminée, on applique donc la fiscalité du barème que vous avez ci-dessous selon la date d’ouverture du contrat ou de versement.

  • Rachat total du contrat.
    Plus-value imposable = Capital acquis à la date du rachat – Montant total des versements brut
  • Rachat partiel.
    Plus-value imposable = Montant du rachat – [(montant total des versements X montant du rachat) / Capital acquis à la date du rachat.

    Vous savez quelle est votre base de taxation, il faut savoir si vous avez des abattements et quel type de taxation peut s’appliquer

  • selon la date d’ouverture du contrat
  • des dates de versements (voir tableau ci-dessous).

Cela n’est pas si simple que vous le pensiez, je vous rassure les compagnies d’assurances aussi, ce qui peut générer quelques erreurs.

 

Un conseil ou une proposition commerciale ?

Vous avez une question sur un produit ou sur un besoin d’audit, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec votre conseiller.

Attention, les plages de rendez-vous sont limitées car nous désirons conserver une qualité de prestations.

Les exonérations de droits de succession liées au contrat d’assurance vie.

Il ne faut pas oublier que depuis la loi TEPA, le conjoint et le partenaire PACSES sont exonérés de droit de succession dans le cadre des contrats d’assurance vie et cela que les versements soit fait avant ou après 70 ans.

L’exonération des droits Succession liée à la loi TEPA rend donc l’utilisation de ce type de clause bénéficiaire pour le conjoint survivant. C’est donc inadapté.

L’application de multiples, les Règles du Code civil doivent permettre de valoriser au mieux l’ensemble de ses droits.

Une clause bénéficiaire est l’équivalent d’un testament cela permet de valoriser le contrat et la transmission du patrimoine pour ses ayants droit ou des associations.

La clause bénéficiaire du contrat d’assurance

La clause bénéficiaire du contrat d’assurance indique toutes les personnes qui ont été choisies par le souscripteur assuré afin d’acquérir des capitaux pour donner suite au décès de l’assuré.

On trouve des clauses avec du démembrement de propriété ou des clauses dites à tiroir qui offre la possibilité de plusieurs solutions pour les bénéficiaires au jour du décès.

Nous avons résumé pour vous certaines informations à travers deux tableaux :

Le premier tableau correspond à la fiscalité successorale

Alors que le deuxième correspond à la fiscalité des rachats des contrats d’assurance vie

(1) Application partielle du taux historique + assujettissement annuel des intérêts du fonds euros

Source: Fac & Associé

En conclusion

Le contrat d’assurance vie est un excellent outil de gestion financière et de capitalisation.

Il demande un suivi et un minimum de contrôle de la part de son souscripteur assuré.

Comment fonctionne une assurance vie ?

Il y a trois phases :
– Une phase de versements d’argent qui vous génère des intérêts
– Une deuxième phase ou vous faites des rachats (retrait) d’argent sur le contrat pour avoir un revenu complémentaire
– La troisième qui est le décès ou les capitaux restant sont transmis hors succession aux ayant droit.

Quels sont les avantages de l’assurance vie ?

Il est ordre financier pour le choix des fonds et sur les exonérations fiscales, successoral qu’il génère.

Pourquoi prendre date en assurance vie ?

La prise de date a pour objectif d’avoir dépassé les 8 ans sur votre contrat. Sauf depuis la réforme de 2017, la fiscalité applicable au contrat et le prélèvement forfaitaire unique (voir tableau fiscalité)
La prise de date a donc pas ou très peu d’intérêt à ce jour.

Quel est le montant minimum d’une assurance vie ?

Seules les conditions générales du contrat peuvent obliger un montant minimum de versement. Vous trouverez un placement adapté à votre montant d’investissement.